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Autres substances interdites ou indésirables![]() ![]() Dans l’alimentation animale, certaines substances sont tolérées sous certaines limites, d’autres sont formellement interdites (par exemple les hormones). L’AFSCA réalise de nombreux tests pour vérifier l’absence d’hormones dans les aliments pour animaux, et l’absence d’additifs non autorisés tels les antibiotiques dont l’usage comme additif a été interdit afin de prévenir les risques d’antibiorésistance des microorganismes. Les graisses recyclées (déchets de cuisine) sont aussi proscrites en raison des risques qu’elles peuvent présenter pour la santé des animaux ou la sécurité des denrées animales : elles pourraient contenir des protéines non autorisées pour les ruminants (dérivées de mammifères). Dans le cadre de la lutte contre l’ESB (maladie de la vache folle), l’AFSCA réalise des contrôles visant à vérifier l’absence de protéines animales non autorisées, notamment du fait de contaminations croisées, dans les aliments pour ruminants. Les graisses de ruminants d’une pureté insuffisante sont également interdites. L’AFSCA recherche également la mélamine, un composant chimique utilisé pour la fabrication de plastiques. Elle a été ajoutée frauduleusement dans le passé à certains produits laitiers fabriqués en Chine afin d’en augmenter la teneur en azote et donc, de manière factice, la teneur en protéine. L’hydroxyméthylfurfural (HMF) – nocif pour les abeilles - est aussi recherché dans les produits à base de sucre destinés au nourrissage des abeilles. Il peut se former si ces aliments sont mal conservés et exposés à la chaleur (soleil). Plusieurs graines indésirables pouvant être toxiques pour certains animaux font également l’objet d’une surveillance. L’AFSCA réalise aussi des analyses pour détecter le marqueur GTH (triheptanoate de glycérol) devant être ajouté à la farine et la graisse animale ne pouvant pas être utilisée dans l’alimentation animale. Les nitrates sont naturellement présents dans les fruits et légumes. Leur concentration varie selon l’espèce végétale, les saisons et le mode de culture. On en retrouve principalement dans les légumes feuillus. Les nitrates sont peu toxiques, mais leurs métabolites peuvent avoir des effets nocifs sur la santé. Les mollusques bivalves tels que les moules, les huîtres et les coquilles Saint-Jacques se nourrissent de micro-algues (phytoplancton) qu’ils filtrent hors de l’eau. Certaines espèces de phytoplancton produisent des toxines appelées biotoxines marines qui s’accumulent notamment dans des mollusques. Chez l’homme, la consommation de ces mollusques peut provoquer des vomissements et des diarrhées (DSP : Diarrhetic Shellfish Poisoning), de la confusion et des pertes de mémoire (ASP : Amnesic Shellfish Poisoning), des convulsions voire des symptômes de paralysie (PSP : Paralytic Shellfish Poisoning). De l’histamine peut apparaître dans le poisson lors de la dégradation d’histidine (naturellement présente dans le poisson) par des bactéries. Certaines espèces de poissons comme le thon, le maquereau, la sardine, le hareng ou l’anchois contiennent beaucoup d’histidine et comportent donc un plus grand risque de formation de teneurs élevées en histamine, surtout lorsqu’elles sont manipulées ou stockées dans de mauvaises conditions (température de conservation trop élevée). La consommation de poisson ayant des teneurs élevées en histamine peut provoquer des nausées, éruptions cutanées, céphalées et troubles gastro-intestinaux. L’histamine n’est pas détruite par la cuisson du poisson. La conservation du poisson frais dans des conditions réfrigérées (à une température de 0 à 4 °C) est donc une mesure très importante pour limiter la formation d’histamine. Des échantillons sont prélevés dans les exploitations, à l’abattoir, sur les produits importés et, dans certains cas, dans les secteur de la transformation et de la distribution afin de mettre en évidence la présence de substances anabolisantes (hormones, antithyroïdiens, bêta-agonistes et corticostéroïdes), de substances interdites (chloramphénicol, nitrofuranes, nitro-imidazoles), de médicaments vétérinaires (antibiotiques, anthelminthiques, anticoccidiens, anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), etc.). Les échantillons suspects analysés pour la recherche de substances anabolisantes sont présentés dans la rubrique Lutte contre la fraude.
Aliments pour animaux
Mesures suite aux non-conformités
Non-conformités
Produits et préparations de la pêche ou de l'aquaculture
Non-conformités
Nitrates
Médicaments vétérinaires et substances interdites Analyses de médicaments vétérinaires
Analyses de substances interdites (anabolisants, chloramphénicol, nitrofuranes et nitro-imidazoles)
Des androgènes ont été identifiés chez 3 bovins d’une même exploitation tandis qu’un échantillon d’eau contenait de la nitrofurazone (nitrofurane). Plan de surveillance à l’abattoir : Un échantillon d’urine de bovin présentait des résidus de dexaméthasone. Cinq porcs ont montré une concentration trop élevée en antibiotiques (2 cas liés à la sulfadiazine, 2 cas liés à l’oxytétracycline et 1 cas lié au florfénicol), un autre porc présentait des résidus de tulathromycine sans que le traitement ne soit renseigné mais la carcasse avait été déclarée impropre à la consommation pour cause de maladie généralisée. Un porc présentait une concentration trop élevée en sédatif et un autre en antiparasitaire. Deux poulets présentaient une concentration supérieure à la LMR pour la doxycycline. Un échantillon d’œuf s’est révélé non conforme pour la présence d’antibiotique. Trois RASFF ont été émis (2 pour la présence d’antibiotique dans la viande de porcs et 1 pour la présence d’antibiotique dans la viande de poulet). Echantillons suspects à l’abattoir : 71 bovins présentant des traces d’injection se sont révélés non-conformes (37 en raison de la présence d’antibiotiques, 13 à la présence d’AINS, 12 à la présence d’antibiotiques et d’AINS, 6 à la présence d’antiparasitaires, 1 à la présence d’antibiotique et d’antiparasitaire, 1 à la présence d’antiparasitaire et d’AINS et 1 à la présence d’antibiotique, d’antiparasitaire et d’AINS). D’autre part, 20 porcs présentant des traces d’injection étaient non-conformes (7 en raison de la présence d’antibiotiques, 8 à la présence d’AINS, 1 à la présence d’antibiotique et de tranquillisant, 2 à la présence d’antibiotique et d’AINS, 1 à la présence d’antiparasitaire et 1 à la présence d’antibiotique et de tranquillisant et d’AINS). Trois porcs d’une même exploitation présentaient des résidus de xylazine suite à un traitement illégal. Contrôles renforcés Il existe 6 types de contrôle renforcé identifiés par un code qui différent selon le type d’infraction. Les codes H, N1 et N2 sont associés aux infractions relatives aux substances non autorisées. Les codes M1, M2 et R sont associés aux infractions relatives aux substances autorisées. Contrôles renforcés dans les exploitations bovines et porcines :
* Les contrôles renforcés ont été mis en place en 2014 alors que les non-conformités avaient été constatées en 2013 ** Dans 3 cas, la non-conformité a été constatée en 2013 1 contrôle renforcé de type H a été octroyé à l’exploitation bovine en raison de la détection d’androgènes chez 3 bovins. 1 contrôle renforcé de type N1 a été octroyé suite à la présence de phénylbutazone. Parmi les contrôles renforcés de type R octroyés aux exploitations bovines, 12 faisaient suite à l’utilisation d’antibiotiques, 4 faisait suite à l’utilisation d’anti-inflammatoire non stéroïdien, 3 faisaient suite à l’utilisation d’antibiotiques et d’anti-inflammatoires non stéroïdiens et 1 faisait suite à l’utilisation d’antiparasitaire. Parmi contrôles renforcés de type R octroyés aux exploitations de porcs, 9 faisaient suite à l’utilisation d’antibiotiques, 1 faisait suite à l’utilisation d’anti-inflammatoires non stéroïdiens, 1 faisait suite à l’utilisation d’antiparasitaire et 1 faisait suite à l’utilisation d’antibiotique et de sédatif. Six demandes de recours ont été introduites, elles ont donné lieu à un réexamen du dossier par la Commission d’évaluation. |
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